Déclaration du PCRCI à l’occasion du 1er mai 2022
Le PCRCI, parti de la classe ouvrière, est heureux de s’adresser à vous, travailleurs salariés, ce 1er mai 2022, journée internationale des travailleurs. Cette fête commémorative est célébrée partout dans le monde, sauf aux USA, 1ère puissance impérialiste mondiale, où la répression criminelle des ouvriers de Chicago le 1er mai 1886 est à l’origine de cette journée. Souvenez-vous toujours que la fête du 1er Mai est une commémoration des crimes du capitalisme contre la classe ouvrière. Elle n’est pas une fête pour faire la publicité des entreprises et de leurs produits. Elle est l’occasion pour les travailleurs du monde entier de faire le bilan de leur situation sociale, la période écoulée et de prendre de nouveaux engagements, pour la nouvelle.
Au cours de la période mai 2021/mai 2022, le prolétariat international a subi les plans machiavéliques de destruction d’emplois, de diminution de salaires, de restriction des libertés, sous le fallacieux prétexte de la pandémie du covid-19. Les NTCI ont été utilisées pour supprimer des postes de travail. Ces méthodes de production des biens et service, de gestion administrative et financière, par les télécommunications, seront désormais dans les normes d’organisation des entreprises pour la suppression d’emplois. La bourgeoisie dans chaque pays a profité de la crise sanitaire pour restreindre les libertés politiques et syndicales, empêchant ainsi toute contestation et toute lutte.
Ce 1er mai 2022 est aussi marqué par la guerre impérialiste en Ukraine qui oppose les USA, les puissances européennes et leur arsenal de guerre l’OTAN à la Russie. Cette guerre a été préparée par les puissances impérialistes depuis des années. Les USA, principal pays fauteur de guerre dans le monde, est à la manœuvre depuis 1990 avec la chute du mur de Berlin ; s’en est suivi l’extension de l’Union Européenne à l’est ainsi que les installations des bases militaires de l’OTAN dans les pays de l’Europe de l’est pour encercler le nouvel Etat Russe. C’est une guerre entre capitalistes pour le repartage des zones d’influence dans le monde. Une fois encore, ce sont les prolétariats des pays sur la ligne de front, russes et ukrainiens qui en payent le lourd tribut.
En Côte d’Ivoire, comme dans tous les pays sous domination impérialiste, la pandémie du covid-19 a été le prétexte pour le patronat de Côte d’Ivoire et le pouvoir autocratique de Ouattara pour licencier abusivement en grand nombre les salariés, restreindre les libertés politiques et syndicales. Les luttes sociales ont ainsi connu une baisse notable. Dans les faits, toutes les initiatives de luttes syndicales ont été soit étouffées dans l’œuf ou sauvagement réprimées comme en témoigne les arrestations arbitraires dans les rangs des dirigeants des collectifs des syndicats de la fonction publique.
Aujourd’hui tous les secteurs sont en ébullition. Les travailleurs réclament la valorisation de leurs salaires largement érodés par une inflation galopante que le pouvoir Ouattara n’arrive pas à juguler. Face à ce mouvement de mécontentement, le gouvernement n’a comme solution que le dilatoire pour tenter de desserrer l’étaux. Ainsi, il est demandé aux travailleurs de renoncer aux revendications pour une période indéterminée, en contrepartie d’un examen hypothétique de leurs revendications. Comme on le voit c’est la même scène chaque fois que le pouvoir est acculé. Venez on va discuter, dit le gouvernement ; mais pas de calendrier de discussion, pas de grèves. Déjà des bonzes syndicaux se sont engouffrés dans ce scenario. Les presses au service du pouvoir RHDP sont à la manœuvre pour montrer que gouvernement et syndicats sont d’accord pour la trêve sociale.
Pendant ce temps, beaucoup d’entreprises privées refusent d’appliquer le SMIG à 60 000 CFA. Les couts du transport, des loyers prennent l’ascenseur, les libertés syndicales sont bafouées dans beaucoup d’usines.
Aujourd’hui l’on peut faire le bilan suivant :
Les salariés des grandes entreprises de production, de commercialisation et de transport, n’osent plus revendiquer de peur d’être licenciés et remplacés par les candidats à l’emploi, qui frappent nombreux à la porte. Les salariés de l’enseignement privé laïque, les contractuels de la santé, les agents subalternes des tous les ministères sont dans le désarroi total et la misère ; ceux-ci sont poussés à racketter honteusement le public pour arrondir les fins de mois. Les fonctionnaires dont le pouvoir d’achat est largement rongé par l’inflation galopante, ont des revendications pressantes à présenter, certains pour des profils de carrière, d’autres pour une amélioration des salaires ;
Dans le secteur des PMI et PME, depuis la pandémie du covid-19, la misère s’est accrue chez les ouvriers et les autres salariés. Les contractuels ne perçoivent qu’une partie de leur maigre salaire. Beaucoup de contrats à durée indéterminée sont interrompus momentanément.
Dans tous les secteurs du privé, les contrats à durée déterminée (CDD) sont continuellement renouvelés après de brèves interruptions.
Les activités dans le secteur informel urbain (petit commerce, restauration et débits de boisson, boites de nuits, etc.), qui emploient plus de 50% de la population active, sont les plus touchées par la crise sanitaire sans aucune solution. Les dons et autres subventions annoncés à grande pompe n’atteignent pas les destinataires ; ils disparaissent dans les poches des intermédiaires qui ne sont autres que les directeurs et chefs de service des ministères impliqués.
Face à la situation sociale délétère que vivent les ouvriers et les autres travailleurs salariés, face aux restrictions des libertés syndicales, face à la baisse des luttes sociales et au manque de volonté des bonzes syndicaux corrompus de s’engager dans le combat, il faut aux travailleurs salariés, se remobiliser, pour préparer avec plus d’engagement, de minutie, les combats futurs pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Mais, ces combats ne sauraient être coupés de la lutte pour une Côte d’Ivoire démocratique, populaire indépendante et moderne, car sans la libération de la Côte d’Ivoire du joug de l’impérialisme français et des prédateurs locaux qui le servent, toute lutte sociale est vouée à l’échec. Cette voie est la seule alternative politique pour une émancipation réelle des travailleurs.
C’est pourquoi le PCRCI lancent l’appel suivant aux travailleurs et aux peuples « Pas de trêve sociale, pas d’union sacrée pour ‘’sauver la patrie’’, reprenez l’initiative des luttes » pour
- L’arrêt des licenciements et la reprise des licenciés
- L’indemnisation des travailleurs mis au chômage technique
- Le paiement sans conditions des arriérés des salaires
- L’adoption d’un nouveau code du travail et d’une nouvelle convention collective
- La valorisation de tous les salaires des travailleurs
- La revalorisation du SMIG et du SMAG
- Le paiement des nouveaux fonctionnaires après un mois d’embauche
- L’application effective du SMIG à tous les travailleurs
- L’audit des fonds convic-19
- La conversion des CDD en CDI après un an
- Le paiement des retraites des fonctionnaires un mois après le dépôt des dossiers
Vive le 1er mai 2022
Vive le combat des travailleurs !
Achy Ekissi
Secrétaire Général
EN AVANT POUR UN CHANGEMENT RÉVOLUTIONNAIRE
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