PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DE CÔTE D'IVOIRE *** EN AVANT POUR UN CHANGEMENT REVOLUTIONNAIRE *** PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DE CÔTE D'IVOIRE *** EN AVANT POUR UN CHANGEMENT REVOLUTIONNAIRE

EVEIL DU MONDE OUVRIER SALARIE N° 1 du 17 au 31 octobre 2021

EDITORIAL

« L’Eveil du monde ouvrier salarié » est un bulletin d’information et de sensibilisation des travailleurs salariés, la classe sociale qui produit l’essentiel des biens et services de notre société, mais qui, en retour, ne reçoit que juste ce qu’il faut pour renouveler sa force de travail. En effet, dans la société bourgeoise, les capitalistes, propriétaires des moyens de production et d’échange, s’accaparent de toute la production et ne laissent à la classe ouvrière que juste un salaire misérable.

Depuis l’avènement du capitalisme, les travailleurs salariés de par le monde, ont conquis par des luttes héroïques qui leur ont couté parfois la vie, beaucoup de droits codifiés dans les législations nationales. Mais en Côte d’Ivoire, pays néocolonial, ces lois sont peu appliquées, à cause de l’insuffisance des combats des ouvriers pour leur application d’une part et d’autre part, du fait de la caporalisation par le patronat et les pouvoirs politiques des institutions judiciaires chargées de la défense des travailleurs.

Et pourtant cette classe des travailleurs a ses intérêts, ses exigences politiques et la dignité de ses hommes et femmes à défendre, ce qui lui impose la nécessaire et légitime lutte pour son émancipation.

Ce bulletin bimensuel sera le porte-voix de tous les ouvriers et salariés. Il soutiendra toutes les initiatives de luttes des travailleurs salariés pour leur émancipation et pour l’émancipation de la Côte d’Ivoire.

LA REDACTION

 
LA SITUATION OBJECTIVE DES TRAVAILLEURS SALARIES DE COTE D’IVOIRE

Par Le Forgeron Debout. 

La situation sociale du prolétariat de Côte d’Ivoire est caractérisée par l’impossibilité des travailleurs à joindre les deux bouts chaque fin de mois ; cette misère est la conséquence de l’exploitation capitaliste impérialiste. Aussi le combat pour notre émancipation s’impose à nous. Mais, que d’obstacles sont dressés par le pouvoir des hauts bourgeois pour bloquer nos luttes pour l’ajustement des salaires avec le coût de la vie afin de ne pas mourir de faim, et pour des conditions de travail où la sécurité des travailleurs est garantie.

Au plan de la rémunération de la force de travail, les travailleurs salariés en grande majorité notamment dans le secteur privé, n’arrivent ni à se nourrir, ni se loger, ni à se rendre aisément au travail pour produire et enrichir le capitaliste. L’armée des chômeurs est la grande réserve des esclaves salariés où puise constamment le patronat pour remplacer ceux que la misère et la faim ont emportés.

Faute de statistiques fiables, l’on peut indiquer que les Contrats à Durée Déterminée (CDD) et les contrats journaliers sont la pratique courante de la politique d’embauche en Côte d’Ivoire. Un tour dans les zones industrielles de Port Bouet, Vridi, zone 3, zone 4, Koumassi, Yopougon, Autoroute du nord, les ports d’Abidjan et San Pedro, dans les sociétés agro-industrielles, etc. permet de nous rendre compte de l’ampleur de la violation des droits des travailleurs pour les embauches. Le gouvernement garant des lois sociales, qui stipulent que les contrats temporaires ne peuvent excéder 6 mois, ne sait nullement gêner pour violer lui-même lesdites lois et recruter au délà de deux ans des temporaires enseignants dans le secondaire et le primaire, pour des salaires de cent mille FCFA par mois.

Le SMIG de 60 000 CFA est très loin de payer le loyer d’un studio (30 000 CFA minimum), s’acheter un sac de riz (20 000 CFA minimum), payer sa facture d’eau et d’électricité, se transporter, se soigner, éduquer ses enfants. Aussi les bidonvilles sont les refuges de la grande majorité des travailleurs salariés. Ces dortoirs, pour les salariés au SMIG et autres esclaves du système capitaliste impérialiste, sont constamment menacés de déguerpissements à chaque changement de gouvernement ou de conseil municipal.

Au plan de la protection du salarié, les dispositions de la constitution et les lois, en particulier les droits syndicaux, sont royalement piétinés. Toutes les grèves sont soumises à une Kyrielle de procédures administratives ayant toutes pour objectif principal, l’anéantissement de la volonté du travailleur d’engager des luttes revendicatives. Il nous faut porter la croix pour entamer d’interminables négociations avec le patronat. C’est quand celles-ci échouent, que les leaders syndicaux peuvent déposer un préavis de grève. Pendant ce temps les exploiteurs emploient tous les moyens pour diviser les travailleurs et pour corrompre les tribunaux de travail.

Toutes les lois sociales conquises après d’âpres luttes, sont édulcorées par les règlements intérieurs des entreprises qui sont imposés aux travailleurs comme lois sociales. Sur la base de ces règles internes, le licenciement du salarié, est une épée de Damoclès prête à lui couper sa tête.

Au plan de l’organisation des travailleurs salariés, cinq centrales syndicales notamment l’UGTCI, la FESACI, Humanisme, Dignité et UNTRACI, dominent le mouvement salarié du privé et une partie des fonctionnaires. Le SYNARES, le MIDD dans l’enseignement, le SYNACACI dans le secteur de la santé, forment l’essentiel des syndicats des fonctionnaires. Le SYNARES, le SYNESCI, le SYNACACI et la FESACI ont de 1980 à 2000 contribué au combat pour l’émancipation des travailleurs et de la nation. Mais les temps ont changé et tout indique aujourd’hui que les directions de ces centrales sont timorées face aux exactions sur les travailleurs ; ils bloquent les initiatives des luttes ou ils monnaient avec le patronat et le pouvoir néocolonial, les échecs qu’ils planifient.

Les deux grandes faiblesses du mouvement ouvrier et autres salariés sont d’une part son retrait du mouvement de lutte émancipatrice de la nation et d’autre part le peu d’intérêt qu’accordent les travailleurs salariés de Côte d’Ivoire à s’organiser en syndicats. Les conséquences sont que dans les PMI-PME et autres sociétés libano-syriennes, pakistanaises, chinoises et indiennes etc., le syndicalisme est presque interdit

Des nombreuses luttes sont néanmoins menées par les travailleurs, le plus souvent dans l’informel ; celles-ci ravivent la flamme de la lutte pour l’émancipation sociale. Le prolétariat est donc debout et se bat pour de meilleures conditions de vie et de travail. L’espoir est permis avec la naissance de nouvelles organisations en particulier dans le monde des fonctionnaires de l’administration publique (la douane, la fonction publique, l’enseignement secondaire et primaire, etc.).

LES TACHES QUI S’IMPOSENT AUJOURD’HUI AU MOUVEMENT OUVRIER ET SALARIE.

Par Le forgeron Debout

L’objectif du mouvement ouvrier et salarié de Côte d’Ivoire à moyen terme est sa large participation, en tête du peloton, au combat de libération de notre pays du joug des puissances extérieures et de leurs laquais ivoiriens. Seule cette libération ouvrira grandes les portes du combat pour la libération sociale complète du joug des exploiteurs capitalistes, son objectif final.  

Le mouvement devra avoir comme objectif immédiat l’accentuation des luttes sociales pour nous permettre de sortir de la vie misérable dans laquelle nous sommes plongés. Ces luttes sociales et les réactions du pouvoir autocratique qui se rangera nécessairement du côté du patronat et de l’impérialisme, nous permettront de faire le lien entre nos conditions de vie misérable et la situation politique nationale, nous montrant ainsi notre tâche politique essentielle, à savoir engager le combat pour la libération nationale.

Pour se faire, il nous faudra accentuer l’agitation sur nos conditions de vie misérable, afin de nous sensibiliser sur la nécessité de nous organiser et engager les luttes pour notre suivie et celle de nos enfants. Il nous faut organiser systématiquement dans les secteurs, tous les nouveaux candidats au combat syndical. Il nous faudra sortir des mains des bonzes syndicaux la plupart des syndicats actuels.

Le chemin est long et jonché d’épines ; mais avec détermination et courage nous arriverons à mettre en place l’armée des travailleurs salariés pour le combat pour l’émancipation des travailleurs salariés et de la nation. 

EN AVANT POUR UN CHANGEMENT RÉVOLUTIONNAIRE

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