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EVEIL DES TRAVAILLEURS SALARIES – Bulletin N°4 du 15 au 31 aout 2022

La trêve sociale 2022-2027 : Une victoire momentanée du gouvernement Ouattara avec la complicité de dirigeants corrompus de certaines organisations syndicales. Mais la lutte continue !

Les organisations sociales se créent sur la base de la loi de la république et devraient fonctionner sur la base de cette loi. Il est donc surprenant de les voir se mettre d’accord contre la loi, se ranger du côté de leur employeur (ici l’exécutif) pour faire entrave à l’application de la loi. Il est difficile de comprendre que le gouvernement et certains partis, certaines associations, mettent tant de temps, d’énergie et d’argent (cinq mois pour le dialogue politique, deux pour le dialogue social), pour obtenir le parti unique de fait dont la première expression a été, l’unanimité au vote du président de l’assemblée nationale et la deuxième la trêve sociale de 2022 à 2027.

Nous travailleurs, nous voici de nouveau, dans une trêve sociale de cinq ans après celle de 2017 à 2022 ; ces périodes de non droit, par la volonté de quelques bonzes syndicaux, n’a apporté que malheurs, précarité et instabilité aux travailleurs.

En revenant sur le bilan de la dernière trêve, nous rappellerons les faits suivants :

Dans le secteur Education – Formation le gouvernement a procédé à :

  • Fin février 2019 à une retenue totale des soldes pour fait de grève,
  • Fin mars 2019 au gel des comptes bancaires, y compris les comptes d’épargne de certains enseignants pour fait de grève.
  • Mai 2019 à une suspension de salaire de quelques 1500 enseignants pendant un mois, pour un arrêt de travail de 4 jours.
  • Janvier 2021 à une suspension de solde de 300 enseignants pour un mois, pour une grève de 3 jours.

Au ministère de l’intérieur et de la décentralisation :

En décembre 2018, janvier et février 2019, l’emprisonnement pendant trois mois de trois camarades syndicalistes, la suspension des salaires des grévistes pendant ces trois mois ; ces salaires n’ont jamais été reversés pour l’ensemble des militants grévistes

Au ministère de la justice

En 2019, une féroce répression (bastonnades) sur les militants du collectif des syndicats de ce ministère qui était en grève.

En 2019, une rétention de salaires de ces grévistes, malgré toutes les promesses des autorités et les paroles mielleuses des bonzes syndicaux ; ces salaires retenus en dehors de tout texte de loi, n’ont jamais été reversés aux travailleurs.

Les propositions de certaines Assemblées Générales de syndicats de saisir les juridictions compétentes notamment la chambre Administrative de la Cour Suprême, n’ont pas rencontré d’échos avec les bonzes syndicaux vils, filous et couards. Pouvait-il en être autrement au risque d’effaroucher leurs maîtres du gouvernement ?

Peut-on imaginer un seul instant que nos négociateurs de la seconde trêve ne savaient pas ces faits pour les mettre sur la table de négociation face à nos gouvernants ?

Que non, il y avait mieux à négocier pour se pavaner et pérorer sur les réseaux sociaux d’être les meilleurs syndicalistes du monde…. Nous y reviendrons en temps opportun.

Dans tous les cas, aucun ‘’gain pécuniaire’’ ne peut justifier la forfaiture de priver des citoyens de leur droit et liberté.

Aussi les calculs et évaluations chimériques individuels ne sauraient nous distraire et justifier l’abandon de l’arme ultime des travailleurs pour la défense de leur corporation, qu’est le droit de grève.

C’est dans la lutte sur des bases régulières et régulées par la loi qu’une société évolue et s’émancipe.

C’est dans la lutte que les citoyens élèvent leur niveau de conscience par rapport à la gestion de la société. Dans notre société néocoloniale, les décideurs, membres d’un segment de la société, d’un parti ou d’un clan, ont tendance à ‘’en prendre une portion importante des ressources ’’, en dehors de la loi, pour eux-mêmes (avec leurs amis, parents, supporteurs et alliés) dans la ‘’cagnotte nationale’’

Il revient aux associations et regroupements divers constitués de par la loi de présenter et défendre les intérêts de leurs membres devant les décideurs et l’opinion publique en usant d’arguments pour convaincre, à défaut singulièrement pour les travailleurs et leurs syndicats, en usant de la grève, protestation légale pour se faire écouter et entendre.

C’est ainsi que décider de ne jamais taper ‘’sur la tête’’ du gouvernement ou du patron qui ne veut pas entendre votre musique, est un crime contre les syndicats et l’ensemble des travailleurs et travailleuses de notre pays.

Nous sortons d’une expérience de cinq ans au cours de laquelle on ne peut compter le nombre de licenciements de travailleurs du privé par des entreprises présentant des bilans largement bénéficiaires de milliards de CFA ; on ne peut compter au cours des cinq ans, les attaques de tout genre contre les intérêts des travailleurs de la fonction publique dont certains au bas de l’échelle sont happés par les usuriers.

Les ‘’avantages’’, annoncés le 6 août 2022 à grande pompe par le président Ouattara en faveur des fonctionnaires et Agents de l’Etat, qui ne sont que 30 000 agents au plus, et les promesses de négociations entre le patronat privé et les syndicats de certaines faitières, pour les 80 0000 travailleurs et travailleuses qui y sont, ne peuvent être des mesures qui vont faire reculer la misère pour une population de plus de 28.000.000 de personnes.

Au total, il revient aux syndicalistes et aux travailleurs de continuer de se battre en s’organisant toujours mieux pour :

  • Obtenir le départ des dirigeants syndicaux corrompus, morveux, nombrilistes et narcissiques qui, momentanément responsables de nos organisations se dressent contre les intérêts des membres.
  • Créer dans les secteurs non encore organisés, des syndicales crédibles de travailleurs pour défendre leurs intérêts.

Personne ne peut mieux défendre vos intérêts que vous-mêmes, dans cette société de classe où la filouterie, l’égoïsme et l’égocentrisme sont les maîtres – mots de certains dirigeants syndicaux, du patronat et des gouvernants. Par JJ   

EN AVANT POUR UN CHANGEMENT RÉVOLUTIONNAIRE

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