Programme
PARTI COMMUNISTE RÉVOLUTIONNAIRE DE CÔTE D’IVOIRE
5ème congrès ordinaire AVRIL 2018
Programme politique
Le développement des échanges a créé, entre tous les peuples du monde des liens si étroits que le grand mouvement émancipateur du prolétariat devait devenir et est devenu depuis longtemps international.
Le PCRCI, un des détachements de l’armée du prolétariat mondial, poursuit le même but que les partis Marxistes-Léninistes de tous les autres pays. Ce but final est déterminé par le caractère et le développement de la société bourgeoise contemporaine qui se distingue essentiellement par la production marchande fondée sur les rapports capitalistes de production, où la part la plus grande et la plus importante des moyens de production et de circulation des marchandises appartient à une classe peu nombreuse, la bourgeoisie, alors que l’immense majorité de la population formée de prolétaires et de semi-prolétaires est contrainte, par sa situation économique, de vendre constamment et périodiquement sa force de travail, c’est à dire de se louer aux capitalistes en qualité de salariés, créant ainsi, par son travail, le revenu des classes possédantes.
Le domaine des rapports capitalistes de production ne cesse de s’élargir à mesure que le perfectionnement continu de la technique, augmentant l’importance économique des grandes entreprises, mène à l’élimination des petits producteurs indépendants, transformant une partie d’entre eux en prolétaires, restreignant le rôle des autres dans la vie économique et sociale, et les plaçant, ça et là sous la dépendance des monopoles.
Le progrès technique donne en outre aux employeurs la possibilité d’user de plus en plus largement, dans la production et la circulation des marchandises, du travail des femmes et des enfants. Et comme il entraîne, par ailleurs, une diminution relative du besoin de la force de travail, la demande de main-d’œuvre est nécessairement inférieure à l’offre, ce qui contribue à augmenter la dépendance du travail salarié à l’égard du capital et à intensifier l’exploitation.
Cette situation dans les pays bourgeois et la rivalité sans cesse aggravée de ces pays sur le marché mondial, rendent de plus en plus malaisé l’écoulement des marchandises produites en quantité croissante. La surproduction qui se manifeste par des crises industrielles plus ou moins aiguës suivies de périodes de marasme est, dans la société bourgeoise une conséquence inévitable du développement des forces productives. A leur tour, les crises et les périodes de marasme industriel ruinent les petits producteurs accroissant la dépendance du salarié à l’égard du capital, aboutissant plus rapidement encore à une aggravation relative, et parfois absolue de la condition de la classe ouvrière.
Ainsi donc, le perfectionnement de la technique, qui signifie l’augmentation de la productivité du travail et de la richesse sociale, entraîne dans la société bourgeoise, l’accroissement de l’inégalité sociale, de la distance entre les possédants et non possédants, l’accroissement pour les masses laborieuses, de l’insécurité, du chômage et de privation de toutes sortes.
Mais au fur et à mesure que grandissent et se développent toutes ces contradictions propres à la société bourgeoise, le mécontentement suscité parmi les masses laborieuses et exploitées grandit aussi, le nombre et la cohésion des prolétaires progressent et leur lutte contre les exploiteurs devient de plus en plus âpre. De même, le perfectionnement de la technique, qui concentre les moyens de production et de circulation et socialise le processus de travail dans les entreprises capitalistes, crée de plus en plus rapidement des possibilités matérielles permettant de remplacer les rapports capitalistes, c’est à dire d’accomplir la révolution sociale qui est le but final du mouvement communiste international, interprète conscient du mouvement de la classe ouvrière.
Cette révolution sociale, parce qu’elle remplace la propriété privée des moyens de production et de circulation par la propriété sociale, parce qu’elle institue une organisation rationnelle du processus social de production afin d’assurer le bien-être et le développement harmonieux de tous les membres de la société, supprimera la division de la société en classes et affranchira ainsi toute l’humanité opprimée en mettant un terme à toutes les formes d’exploitation d’une partie de la société par une autre. La dictature du prolétariat, c’est-à-dire la conquête et l’exercice par le prolétariat du pouvoir politique, qui lui permettra de réprimer toute résistance des exploiteurs, est la condition expresse de cette révolution.
Se donnant pour but de rendre le prolétariat capable d’accomplir sa mission historique, le mouvement communiste international l’organise en parti politique indépendant, opposé à tous les partis bourgeois, dirige toutes les manifestations de sa lutte de classe, lui révèle l’irréductible antagonisme des intérêts des exploiteurs et des exploités, lui explique la signification historique et les conditions nécessaires de la révolution socialiste en cours. Il montre aussi à toutes les couches laborieuses et exploitées que leur situation est sans espoir dans la société capitaliste et que seule la révolution répond à leur propre intérêt, car elle seule les affranchira du joug du capital. C’est pourquoi le Parti Communiste, parti de la classe ouvrière, appelle dans ses rangs toutes les couches de la population laborieuse et exploitée, dans la mesure où elles partagent le point de vue du prolétariat, appliquant ainsi la doctrine révolutionnaire de Marx et Engels.
Le capitalisme mondial en est arrivé approximativement depuis le début du XXe siècle, au stade impérialiste. L’impérialisme est l’époque de l’économie capitaliste où les associations monopolistes (syndicats, patronaux, cartels, trusts) ont acquis une importance décisive, où le capital bancaire, parvenu à un degré de concentration a fusionné avec le capital industriel, où l’exploitation du capital dans les pays étrangers a revêtu de très grandes proportions, où l’univers est déjà territorialement divisé et où le partage économique du monde entre les trusts internationaux a commencé.
Les guerres impérialistes, c’est-à-dire les guerres pour dominer le monde, pour les marchés du capital bancaire, pour l’étranglement des nationalités petites et faibles, sont inévitables dans cette conjoncture. Et tel a été précisément l’objet des deux grandes guerres impérialistes, celle de 1914-1918, de 1939-1945 et des guerres locales.
Le degré exceptionnellement élevé de développement du capitalisme mondial en général, le capitalisme monopoliste en particulier, issu du capitalisme concurrentiel qu’il domine sans le supprimer, la formation par les banques, et aussi par les associations de capitalistes, d’un appareil de réglementation de la production et de la répartition, la hausse des prix et l’oppression croissante de la classe ouvrière par les syndicats patronaux, en fonction du développement des monopoles capitalistes, ainsi que les immenses difficultés de la lutte économique et politique de la classe ouvrière, les horreurs capitalistes, les calamités, la ruine, la barbarie engendrées par les guerres impérialistes font que le capitalisme, au stade impérialiste de son évolution, devient l’ère de la révolution prolétarienne, socialiste.
Cette ère s’est ouverte avec la grande Révolution Socialiste d’Octobre1917, dirigée par LENINE et STALINE, éminents éducateurs du prolétariat international. A la suite de cette révolution, la lutte des classes a atteint un degré où l’on a vu s’organiser contre les forces du capital financier puissamment organisées, deux grandes forces révolutionnaires : d’une part, les ouvriers des Etats capitalistes, et de l’autre, les peuples des colonies, toutes les deux sous la direction hégémonique du mouvement révolutionnaire prolétarien international.
Des procès divers et non simultanés concourent à la révolution prolétarienne mondiale : révolutions prolétariennes proprement dites, révolutions de type démocratique-bourgeois se transformant en révolutions prolétariennes ; guerres d’émancipation nationale ; révolutions anticoloniales.
Ce mouvement globalement ascendant a connu et connaît encore des difficultés, des échecs temporaires, des vagues de contre-révolutions, qui ont abouti après la mort de Staline, à la révision du Marxisme et à la restauration du capitalisme en Union Soviétique, dans les pays d’Europe de l’Est et ensuite en Chine. Elles ont contribué à la défaite du socialisme en Albanie.
Dans les vieux pays capitalistes, d’anciens partis communistes, rejetant la dictature du prolétariat comme condition expresse pour l’accession au communisme se sont transformés en appendices politiques de la bourgeoisie.
Des partis de bourgeois nationaux et de petits bourgeois de colonies, néo-colonies et pays dépendants, après avoir joué un rôle positif dans la lutte contre l’impérialisme sont devenus réactionnaires. C’est dire que le champ du capitalisme s’est élargi et la concentration de la production et du capital prend des proportions colossales à la suite de l’extension du développement du capitalisme monopoliste d’Etat. Le développement accéléré de la science et de la technique, accroît le rôle des monopoles internationaux et de leurs sociétés multinationales, et en même temps porte à leur maturation complète les conditions matérielles du socialisme, début du communisme à l’échelle mondiale.
Mais les progrès scientifiques et techniques qui offrent les possibilités d’un plein épanouissement de l’homme dans toutes ses dimensions, aboutissent pourtant avec la domination de la bourgeoisie et de l’impérialisme à un accroissement plus qu’à l’ordinaire du fossé entre possédants et non possédants, entre pays impérialistes et pays dominés, aux désastres écologiques, au chômage, à la misère, à la faim et à la maladie pour des milliards d’hommes.
Cette situation exacerbe la contradiction entre le caractère social de la production et le caractère privé de l’appropriation des moyens de production, ainsi que toutes les autres contradictions.
La crise générale du capitalisme ne cesse de s’approfondir. Des crises aiguës viennent ébranler le système impérialiste dans tous ses fondements. C’est ce que souligne avec une acuité particulière la crise actuelle qui dure depuis plusieurs décennies, qui a mis à nu le caractère capitaliste et pourri des systèmes économiques en vigueur en ex-URSS et dans d’autres pays révisionnistes et pseudo-révolutionnaires et qui, continue d’ébranler tout le système impérialiste mondial. Cette crise accentue les rivalités ainsi que des unions bellicistes entre les grandes puissances, la transformation des instances des organisations internationales en organe d’exécution des plans des grandes puissances pour un nouveau partage du monde, avec comme conséquence les attaques furieuses contre les acquis sociaux et politiques du prolétariat, les pressions accrues et les guerres injustes contre les peuples et les pays indépendants. De même, s’exacerbent les luttes du prolétariat, des travailleurs et des peuples de tous les pays contre l’arbitraire, la bureaucratie et la corruption sous toutes ses formes. Le niveau atteint par les forces productives fait surgir spontanément au cours de ces luttes des formes d’organisation ouvrière et paysanne, d’abord à caractère de pouvoir de contrôle de la gestion du bien public, et ensuite d’exercice effectif du pouvoir, c’est-à-dire des soviets.
Ces raisons objectives confirment, d’une part, la faillite du système capitaliste et d’autre part, l’inéluctabilité déjà prouvée de la révolution prolétarienne mondiale qui, seule, peut sortir l’humanité de l’impasse créée par l’impérialisme.
L’expérience pratique de toute la période historique depuis la grande Révolution d’Octobre atteste que le prolétariat international dispose d’un riche patrimoine théorique et pratique pour sa préparation directe dans tous les domaines, à la conquête du pouvoir politique pour l’application des mesures économiques et politiques qui constituent le fond même de la révolution socialiste.
L’accomplissement de cette tâche, qui exige de la part de la classe ouvrière de tous les pays une confiance mutuelle sans réserve, la cohésion fraternelle la plus étroite et l’unité immédiate des actions révolutionnaires n’est pas possible sans une rupture rapide, de principe avec toutes les déformations bourgeoises et révisionnistes du socialisme et sans un combat théorique et pratique contre le courant d’aplatissement face aux pressions actuelles de l’impérialisme et de la bourgeoisie. Ce nouveau courant, insidieux, induit une tendance au chauvinisme et entretient le réformisme, principale forme actuelle de l’opportunisme à l’échelle internationale.
La Côte d’Ivoire, ancienne colonie française est un pays capitaliste sous développé, dominé par l’impérialisme international, principalement français, lesquels impérialistes l’oppriment et l’exploitent avec la complicité de la haute bourgeoisie traîtresse, composée de bureaucrates et de compradores au pouvoir depuis l’indépendance nominale acquise en 1960.
Ces puissances ne sont pas intéressées au développement capitaliste du pays. Elles laissent subsister et entretiennent la petite production marchande pour la reproduction capitaliste dans les métropoles, et avec elle les disparités régionales, les formes barbares et rétrogrades d’exploitation et d’oppression de la classe ouvrière, de la paysannerie et du peuple.
Ainsi donc, les masses travailleuses de Côte d’Ivoire souffrent non seulement de la domination impérialiste et de l’exploitation capitaliste, mais aussi de l’insuffisance de développement du capitalisme.
Aujourd’hui, trois contradictions fondamentales caractérisent la société ivoirienne. La première et la principale oppose les peuples de Côte d’Ivoire dans leur ensemble à l’impérialisme international, français en particulier et la bourgeoisie bureaucratique et compradore.
La deuxième oppose la paysannerie laborieuse aux vestiges des forces patriarcales à la campagne.
La troisième contradiction enfin oppose le prolétariat à la bourgeoisie.
Aussi, pour être victorieuse, la révolution doit intégrer en un seul courant ces trois contradictions et les revendications qui en découlent de manière à atteindre l’ennemi commun des peuples de Côte d’Ivoire, l’impérialisme international français en particulier et la haute bourgeoisie qui le sert.
Le pouvoir actuel sert de support à la superstructure de cette formation économique et sociale – capitaliste néocoloniale arriérée. Ainsi, malgré le multipartisme arraché par le peuple en 1990, la démocratie proclamée, l’Etat de droit décrété par la classe des hauts bourgeois, le peuple vit en réalité sous le pouvoir dictatorial pro-impérialiste de la haute bourgeoisie bureaucratique et compradore.
La proclamation de l’Etat de droit par le pouvoir pro-impérialiste tient compte du rejet par le peuple du despotisme. Mais les libertés politiques sont limitées à la seule possibilité laissée au peuple de choisir parmi ses oppresseurs. Ce qui revient à arracher frauduleusement aux larges masses ouvrières, paysannes et petites bourgeoises un mandat électif utilisé comme passe-droit au pillage et à l’arbitraire.
Au regard de ces contradictions, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire affirme que l’étape actuelle de la Révolution sociale en cote d’Ivoire est la Révolution Nationale Démocratique Populaire et Anti-impérialiste qui abrogera la constitution actuelle, convoquera une constituante qui mettra en place une nouvelle constitution socle de la République Démocratique Indépendante et Moderne (RDIM) des ouvriers paysans et des autres travailleurs et, garantira les libertés politiques complètes pour le peuple ; une république où tous les responsables politiques et administratifs seront élus et révocables à tout moment.
Seule une telle organisation de l’Etat assoira la démocratie par et pour le peuple et en fera un pouvoir de la majorité capable d’assurer au mieux le développement économique harmonieux et la sauvegarde des droits du peuple en général. C’est pourquoi, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire lutte pour :
SUR LE PLAN POLITIQUE ET SOCIAL
- Le renversement du pouvoir pro-impérialiste et la destruction de l’appareil d’Etat néocolonial.
- L’érection d’une République Démocratique Indépendante Moderne (RDIM), sur la base de la dictature démocratique des ouvriers, des paysans et des autres travailleurs.
La République démocratique des ouvriers, des paysans et des autres travailleurs garantira :
1- La totalité du pouvoir suprême d’Etat aux représentants du peuple, élus par le peuple, formant une seule assemblée qui fait les lois, désigne le chef du gouvernement et contrôle l’action gouvernementale ; l’élection des députés de l’assemblée nationale, des assemblées locales et des élus de tous les autres organes d’autonomie administrative locale, au suffrage universel, égal et direct, par tous les citoyens ayant au moins dix-huit ans révolus, au scrutin secret ; la révocabilité à tout moment de tous les élus sur décision de la majorité des électeurs, la représentation proportionnelle dans toutes les élections; la durée du mandat pour toutes les élections à cinq ans renouvelable.
2- L’institution d’une cour constitutionnelle juge des élections, juge de la conformité des lois nationales et locales avec la constitution, l’institution d’une haute cour de justice compétente pour juger les membres du gouvernement à raison des faits qualifiés de crimes commis dans l’exercice de leurs fonctions.
3- L’autonomie administrative locale, l’autonomie administrative régionale donnant aux peuples des différentes régions les moyens institutionnels, politiques, économiques et financiers de s’auto administrer ; la suppression de la désignation par le pouvoir central de toutes les autorités locales et régionales.
4- La liberté illimitée de conscience, de parole, de presse, de publication, de réunion, de grève, d’association, de manifestation, de déplacement.
5- L’inviolabilité de la personne et du domicile
6- la suppression de l’usage obligatoire du français comme langue officielle et l’érection de nos langues en langues officielles ; le droit pour la population de recevoir l’instruction dans sa langue maternelle et le droit pour chaque citoyen d’user de sa langue maternelle dans toutes les institutions locales publiques et d’Etat.
7 l’égalité complète de tous les citoyens quels que soient leur sexe, leur religion, leur race, leur nationalité.
8- La protection et le droit d’asile politique à tous ceux qui sont menacés dans leur intégrité physique pour des raisons politiques.
9- Le droit à la libre séparation de toute nationalité faisant partie de l’Etat : l’union de toutes les nationalités non par la contrainte, mais exclusivement par la libre entente pour la libre création d’un Etat commun.
10- La reconnaissance à toute personne du droit de poursuivre tout fonctionnaire devant les tribunaux.
11- la non prescription des crimes politiques, économiques et des viols.
12- L’élection des juges, des autorités administratives et des chefs militaires, des directeurs de entreprises à participation majoritaire de l’Etat ; leur révocation à tout moment sur décision de la majorité de leurs électeurs.
13- L’abrogation des accords de défense franco-ivoirien, la fermeture de la base militaire française de Port-Bouët et le départ des troupes françaises ;
14- L’organisation d’une armée populaire révolutionnaire avec la création d’une académie militaire
15- La séparation effective de l’Etat et des institutions religieuses ;
16- La gratuité de l’instruction et de la formation ; la promotion d’une politique de santé pour tous.
17- Le caractère obligatoire de l’école jusqu’à seize (16) ans pour les enfants des deux sexes.
18- Le renforcement des moyens et ressources de l’école publique.
19- Le recueil et la centralisation du savoir et du savoir-faire collectif par la fondation et le développement d’une académie des Sciences, Arts et Techniques.
20- La nationalisation des instituts de recherche.
21- la refonte du code de nationalité donnant la préférence au droit du sol.
SUR LE PLAN ECONOMIQUE
- L’arrêt de la liquidation et de la privatisation des entreprises publiques.
- La nationalisation des entreprises, des banques appartenant aux monopoles étrangers, ainsi qu’aux bourgeois compradores et bureaucratiques ; la réorganisation du système bancaire et le contrôle par les travailleurs de la gestion des entreprises nationalisées ;
- Le contrôle populaire de la gestion des unités de production d’Etat ;
- Le passage aux mains de l’Etat du commerce extérieur ;
- La création d’une monnaie indépendante.
- La création d’une l’industrie lourde et d’entreprises nationales pour le développement des infrastructures et de l’habitat.
- La non reconnaissance des dettes de l’Etat néocolonial qui aliènent l’indépendance nationale
- L’institution d’un code des marchés publics avec une clause de préférence en faveur des entrepreneurs nationaux.
- Le rapatriement de tous les avoirs placés à l’étranger par les hauts bourgeois bureaucratiques et compradores ;
Tout en soutenant la lutte des peuples contre l’oppression et l’exploitation, la République démocratique des ouvriers, des paysans et autres travailleurs traitera avec les pays frères et amis, notamment voisins, sur la base de l’égalité des intérêts et avantages réciproques excluant toute ingérence dans les affaires intérieures des différentes parties.
POUR L’INSTANT PRESENT
Afin de protéger la classe ouvrière contre la dégénérescence physique et morale, et aussi afin de développer son aptitude à la lutte émancipatrice, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire revendique :
1– l’adoption d’une constitution démocratique ;
2- l’interdiction par la loi de la propagande du chauvinisme et de la xénophobie ;
3- la liberté d’opinion, d’expression, d’association, de grève, de circulation, l’inviolabilité du domicile et l’abrogation de toutes les lois restrictives ;
4- le relèvement et la fixation des barèmes des salaires en accord avec les représentants syndicaux ;
5- la limitation effective à huit (8) heures de la journée de travail de tous les salariés
-6- l’interdiction aux employeurs d’utiliser le travail des enfants de moins de seize (16) ans : la limitation à quatre (4) heures de la journée de travail des jeunes de 16 à 18 ans, les frais de formation étant à la charge des employeurs ;
7- l’interdiction du travail des femmes dans les industries où ce travail revêt un caractère nocif pour l’organisme féminin ; un salaire normal de deux mois avant et deux mois après les accouchements avec la gratuité des soins et des médicaments ;
8- la création dans les usines, fabriques et autres entreprises employant des femmes ainsi que dans les marchés, de crèches pour les nourrissons et les enfants en bas âge et des locaux où puisse se faire l’allaitement ; toute travailleuse allaitant son enfant devant disposer d’au moins une demi-heure à des intervalles ne dépassant pas trois heures, recevoir une allocation et ne travailler que six (6) heures par jour ;
9- L’adoption des mesures en faveur de la libération de la femme notamment la légalisation de l’avortement,
10- les assurances sociales complètes des ouvriers
11– la promotion d’un habitat populaire, fonctionnel et économique ; le développement du transport en commun.
DE FACON SPECIFIQUE, EN CE QUI CONCERNE LA PAYSANNERIE, LES ARTISANS, LES PECHEURS ET LES ELEVEURS
Afin de libérer la production et la lutte des classes à la campagne, ainsi qu’au sein des couches d’artisans, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI) exige :
- L’adoption d’une nouvelle loi sur le foncier rural prenant en compte les intérêts de tous les paysans ;
- L’aide de l’Etat aux frais d’immatriculation des terres coutumières au profit des paysans pauvres ;
- Des prix plus rémunérateurs des produits agricoles, de la pêche et de l’élevage avec l’accord des représentants des organisations paysannes, des pêcheurs et des éleveurs ;
- L’expropriation des grands propriétaires terriens ; la nationalisation des exploitations agricoles à caractère industriel ; la remise des exploitations moyennes en usufruit aux coopératives de paysans ;
- Exige la formation continue aux frais de l’Etat des artisans pour le maintien et l’élévation de leur niveau technique ;
- La création d’une académie des sciences, arts et techniques au service des artisans des villes et des campagnes pour le développement de leurs créations et la rationalisation de leurs productions ;
Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI) recommande :
- Aux prolétaires et aux semi-prolétaires des campagnes, de s’organiser et lutter ensemble pour améliorer leurs conditions de vie et de travail ;
- Aux artisans des villes comme des campagnes de développer l’entraide mutuelle dans des regroupements à caractère coopératif pour valoriser leurs productions ;
Le Parti Communiste Révolutionnaire s’assigne pour tâche d’expliquer inlassablement aux ouvriers, paysans et aux autres travailleurs que leur salut ne viendra que d’eux-mêmes et que le seul moyen d’en finir avec la misère et l’exploitation réside dans la lutte pour s’émanciper de la domination impérialiste et du pouvoir des hauts bourgeois qui le servent.
Abidjan le 7 avril 2018
Le Congrès
EN AVANT POUR UN CHANGEMENT RÉVOLUTIONNAIRE
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