PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DE CÔTE D'IVOIRE *** EN AVANT POUR UN CHANGEMENT REVOLUTIONNAIRE *** PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DE CÔTE D'IVOIRE *** EN AVANT POUR UN CHANGEMENT REVOLUTIONNAIRE

EVEIL DU MONDE PAYSAN N° 1 du 1 au 30 septembre 2021

EDITORIAL

« L’Eveil du monde paysan »
est un bulletin d’information et de sensibilisation du monde paysan, la couche sociale la plus importante de la Côte d’Ivoire, mais qui reste la plus pauvre, la plus délaissée, la plus marginalisée de notre société. Cette couche sociale est la moins syndiquée de toutes les couches sociales. Et pourtant la nécessité de défendre la dignité des hommes et des femmes qui la composent, ses intérêts corporatistes, ses exigences politiques, est évidente. Ce bulletin bimensuel sera le porte-voix de tous les paysans. Il soutiendra toutes les initiatives de luttes des paysans pour leur émancipation et pour l’émancipation de la Côte d’Ivoire. 

LA RÉDACTION

DECLARATION DE L’UNION SYNDICALE PAYSANNE DE COTE D’IVOIRE (USYPACY)
A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DE LA CAMPAGNE CACAO 2021-2022

Dans quelques jours, le gouvernement de Côte d’Ivoire va annoncer le prix d’achat bord champ du kg de cacao pour la campagne octobre 2021 -mars 2022. La décision 013-21/2021 du 15 septembre 2021, a dressé la liste des opérateurs agréés par le Conseil Café-cacao. Il ne reste que l’annonce du prix officiel du kg du cacao pour commencer la campagne.
Pour l’USYPACI, il convient à l’orée de celle-ci, de faire avec les paysans producteurs de cacao, le bilan de la campagne écoulée 2020-2021 et de tenir compte de leurs préoccupations pressantes et légitimes pour la campagne à venir.

Les constats :

Le prix bord champ pour les campagnes octobre 2020-mars 2021 a été fixé à 1000 CFA le Kg à la grande joie des paysans. Mais cette joie fut de courte durée car en avril 2021, ce prix est descendu à 750 CFA le kg. Dans la réalité exportateurs et acheteurs locaux en violation des lois sur la commercialisation des produits agricoles qui font obligation de payer aux prix fixés par les organisations de régulation, ont imposé au vu et au su du Conseil, des prix bord champ variant entre 700 CFA et 900 CFA pour la grande campagne et de 400 CFA à 600 CFA pour la petite traite avec des délais de paiement d’un à six mois. Ces prix officiels ont été présentés par le Conseil Café-Cacao comme le consensus entre le gouvernement, les producteurs, les exportateurs, les acheteurs et revendeurs locaux. Des calculs savants ont estimé à des milliards de FCA les revenus additionnels des paysans en comparaison des revenus qu’ils auraient eus en 2019-2020, améliorant ainsi sensiblement leur condition de vie.  La réalité est connue et ne peut être cachée par des chiffres aussi savants soient-ils. La misère sévit durement dans toutes les campagnes ivoiriennes. L’activité agricole de Côte d’Ivoire en général, celle de la production du cacao en particulier, qui procure d’énormes ressources budgétaire à l’Etat (22% du PIB), qui engraisse les affairistes de la filière qui comptent parmi les plus nantis de ce pays, ne nourrit pas le paysan. Celui-ci ne peut ni se nourrir et se soigner convenablement, encore moins scolariser convenablement ses enfants dans des écoles de qualité.

Les plants sont durement atteints par des maladies dévastatrices réduisant la production habituelle à un niveau dérisoire. Face à cette calamité, le soutien du Conseil aux paysans pour l’encadrement, la fourniture des produits de traitement fait cruellement défaut. Et pourtant, beaucoup de publicités à prix d’or sont organisées à cette fin sur les fonds des paysans qui se demandent si d’ici quelques années leur secteur ne va pas disparaitre.

Nos préoccupations légitimes et pressantes.

Elles se résument principalement en trois points.

Un prix rémunérateur de notre travail

Au regard de la plus-value énorme que dégage la faitière, l’Etat de Côte d’Ivoire doit consentir un prix bord champ qui rémunère le coût de production du cacao et garantit au paysan un niveau de revenu en rapport avec le coût de la vie.    

En effet, nous produisons 40% de la production mondiale. Avec nos collègues du Ghana nous totalisons 60% de la production mondiale. Les opérateurs internationaux de notre secteur, spéculateurs boursiers, exportateurs et chocolatiers amassent des bénéfices en milliards de dollars ; les intermédiaires, exécutants des exportateurs en Côte d’Ivoire en amassent autant en CFA et roulent carrosse ; l’Etat de Côte d’Ivoire engrange d’énormes ressources budgétaires par notre travail. Il est donc inadmissible que nous soyons en permanence dans la misère au point où sommes obligés de demander l’aumône pour nous soigner, scolariser nos progénitures voire nous nourrir. Nous réclamons un prix minimum de 1000 CFA le kg, en attendant la fourniture par les techniciens du secteur payés par le Conseil, d’éléments de calcul pour la détermination du coût de production du cacao et du coût de la vie.

Le respect des prix officiels

Les prix rémunérateurs ainsi fixés doivent être protégés rigoureusement par le Conseil qui semble ignorer la spéculation à la baisse des prix opérée par des acheteurs véreux, tout le long des campagnes. Et pourtant la Côte d’Ivoire s’est dotée de lois pour la commercialisation des produits agricoles qui font obligation aux opérateurs de respecter les prix officiels.

Une lutte effective contre les maladies qui menacent notre activité

En effet, nous réclamons un soutien effectif du Conseil aux paysans pour éradiquer les maladies qui menacent notre activité. L’augmentation de la production nationale n’est pas due à une amélioration du rendement. Bien au contraire, le rendement à l’hectare baisse drastiquement d’année en année. Cette augmentation est le fait de l’extension des vergers qui devient de plus en plus difficile du fait de la rareté des terres. Dans tous les cas, l’économie cacaoyère doit se moderniser pour survivre et continuer de nourrir plus de 40% de la population et fournir 22% du PIB. Les paysans donnent par des prélèvements sur les maigres prix qui leur sont servis, beaucoup de ressources pour faire face à la lutte contre ces fléaux.

Notre appel aux paysans

Paysans de Côte d’Ivoire, producteurs de cacao, nous travaillons pour enrichir les multinationales et les intermédiaires de notre faitière. Il est donc inadmissible que nous soyons en permanence dans la misère qui nous oblige à demander l’aumône pour nous soigner, scolariser nos progénitures voire nous nourrir. Nous avons l’impérieux devoir de sortir de ce cycle infernal. Pour ce faire, n’attendons pas des messies, des sauveurs. Notre émancipation ne peut que dépendre de nous, de notre volonté à revendiquer une juste rémunération de notre travail en rapport avec le coût de production et le cout de la vie. La seule solution c’est notre lutte qui passe par le renforcement de notre organisation syndicale l’USYPACI. Engageons-nous dans la défense de nos intérêts.

Emmanuel Kouamé Kouadio
Secrétaire Général

PAYSAN DE CÔTE D’IVOIRE, PERSONNE D’AUTRE QUE TOI-MÊME NE POURRA TE SORTIR DE TA MISERE ACTUELLE. C’EST DANS L’UNION ET LA MOBILISATION DANS LA LUTTE QUE NOUS PARVIENDRONS A NOTRE EMANCIPATION. REJOINS-NOUS URGEMMENT POUR IMPULSER UN NOUVEAU DEPART AU MOUVEMENT PAYSAN EN COTE D’IVOIRE !

CONTACTS : 0708413184 / 0747276176

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