L’EVEIL DES TRAVAILLEURS SALARIES N°3 du 16 au 31 décembre 2021
EDITORIAL
Deux évènements majeurs ont marqué le monde des travailleurs salariés en ce mois de décembre 2021 : Les élections à la MUGEFCI et les élections des délégués syndicaux à FILTISAC. La participation du corps électoral pour la MUGEFCI a été de 7% alors que celle pour FILTISAC a été de 84%. Comme on le voit, les travailleurs ont boudé les élections à la MUGEFCI. C’est un signal fort qui marque le niveau d’insatisfaction des adhérents à cette mutuelle. Pour FILTISAC, le taux de participation et les résultats sont aussi un signal fort en l’endroit des bonzes syndicaux traitres à la cause des travailleurs. Oui il faut rejeter fermement la gestion des structures mutualistes si la preuve est faite qu’elles servent de caisse noire à une minorité comme c’est le cas de la MUGEFCI. Il faut rejeter les syndicats corrompus qui sont les bras séculiers du patronat pour casser les luttes des travailleurs comme c’est le cas des vaincus aux élections sociales à FILTISAC. Mais les mutualistes et les travailleurs n’ont ni le droit, ni le devoir de se désintéresser de la gestion des syndicats ou des mutuelles. Ce sont des organisations des travailleurs qui ont leur rôle à jouer et il ne faut surtout pas les laisser aux mains des prédateurs. La bonne gestion des organisations des travailleurs ne peut être que l’œuvre des travailleurs conscients. Alors au combat pour récupérer les directions de ces organisations.
LA REDACTION
Les résultats des élections à la MUGEFCI, quelles leçons ?
L’élection qui s’est déroulée le 11 décembre 2021, dans les 31 régions et les deux districts de la Côte d’Ivoire a fait le choix des 300 délégués de l’Assemblée Générale qui désignera les 10 membres du Conseil d’Administration de la MUGEFCI. Le nombre des électeurs inscrits est de 286 575. Ont pris part au vote 19 344 fonctionnaires soit un taux de participation au plan national de 6,75%.
La liste « solidarité Santé » de Gnobo Paul a remporté ces élections avec 140 délégués soit 43%. Le groupe « MUR » de Zadi Gnagna a obtenu 85 délégués et se place en 2èmeposition et quant à la liste « Solidarité Egalité » avec ses 48 délégués se place en 3ème position.
La grande leçon de cette élection est que les mutualistes ont manifesté peu d’intérêt à leur mutuelle. A peine 7% des fonctionnaires ont participé au choix des dirigeants de leur association. Conséquence : la santé de 300 000 fonctionnaires, la gestion des 33 milliards de cotisation dépendront de la politique de la direction de la mutuelle désormais incarnée par ces dirigeants issus des 7% des électeurs.
Ce désintérêt des fonctionnaires de leur mutuelle est un signal fort à l’endroit des dirigeants actuels de la mutuelle ; mais les mutualistes doivent vite se ressaisir et se préoccuper de leur structure au lieu de l’abandonner. Les élections sont certes finies. Un nouveau directoire est certes en place. Mais les fonctionnaires doivent se décider d’exiger de leur mutuelle :
1) Une gestion rigoureuse des fonds, qui implique une revue profonde des charges de fonctionnement en vue de les faire baisser,
2) la fin des malversations. Pour ce faire, obligation doit être faite à tous les dirigeants de déclarer leur patrimoine avant leur prise de fonction et un audit de ce patrimoine à la fin de leur mandat.
3) L’interdiction aux dirigeants et à leur famille, à tous les commissaires aux comptes et aux auditeurs, de faire des affaires avec elle.
4) La diffusion obligatoire des résultats des audits et du commissariat aux comptes auprès de tous les mutualistes.
5) Un audit pour décider d’augmenter les prises en charge des prestations de base (médicaments, actes médicaux). Un audit, pour élargir la liste des prestataires (pharmacies, cliniques privées) en particulier dans les sous-préfectures.
6) Une enquête de satisfaction des mutualistes pour décider des réformes à entreprendre.
Le mot d’ordre doit être au combat pour une MUGEFCI au service des fonctionnaires.
Par Crépin le Voltigeur
Filtisac : Les enjeux des élections sociales du 11 décembre 2021.
Le rideau est tombé pour les élections sociales du 11 décembre 2021 à Fitisac. La coalition des syndicats (UGT-CI, CGT-CI, DIGNITE, UNATR-CI) est sortie vainqueur desdites élections avec 5 délégués sur 6 pour le 1er collège et un délégué sur deux pour le second collège, face aux syndicats Humanisme et FESACI.
Rappelons qu’en novembre 2018, toutes les organisations syndicales avaient pris la décision dans une correspondance cosignée et adressée à la Direction Générale, de ne pas participer aux élections sociales. Le motif principal était que la direction, redoutant l’échec des syndicats à sa solde, avait refusé de financer ces élections, comme elle le faisait d’habitude. Cependant, contre toute attente, les syndicats Humanisme et FESACI décidèrent de revenir sur leur signature et de prendre part à ces élections sociales. Aussi, avec le boycott des syndicats UGTCI, CGT-CI, DIGNITE, UNATR-CI, les délégués élus furent ceux issus des syndicats Humanisme et FESACI. Pendant toute la durée de leur mandature, ces syndicats n’ont présenté aucune revendication. Aucune lutte sociale n’a eu lieu malgré les nombreuses attaques antisociales de la direction de FILTISAC. Au contraire, diverses primes des salariés ont été supprimées sans explications et justifications en sus des réductions drastiques de salaires et de revenus allant jusqu’à 40 000 f dans certains cas qui ont été opérées.
C’est dans cette atmosphère de mécontentement des travailleurs qu’interviendront les élections sociales du 11 décembre 2021. Les syndicats exclus des élections sociales de 2018, prirent donc la décision de se coaliser pour affronter les syndicats Humanisme et Fesaci, dans une charte de bonne conduite et de solidarité pour la gestion des problèmes et des revendications des travailleurs pour le mandat 2022-2023.
C’est dans ce nouvel esprit de collaboration intersyndicale, qui met en avant la défense des intérêts des travailleurs qu’interviendront les élections du 11 décembre 2021, où, malgré des enveloppes distribuées aux électeurs par les syndicats traitres et le patronat, les tentatives de corruption diverses, la coalition est sortie vainqueur.
C’est le lieu de rappeler aux élus leur devoir de solidarité, devoir qui doit les amener à une organisation systématique de concertations sur toutes les questions à soumettre ou à débattre avec l’employeur. D’où la nécessité immédiate de l’élaboration d’un cahier de revendications à rédiger ensemble avec l’appui des centrales syndicales conseils. Bravo aux travailleurs de FILITUSAC qui ont compris qu’il est important d’arracher la direction des luttes aux opportunistes et bonzes syndicaux liés au patronat. Par JJ
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