F.D.D.S.
FRONT POUR LA DÉFENSE DE LA DÉMOCRATIE ET LA SOUVERAINETÉ
Groupement pour la défense de la Démocratie, la conquête de la prospérité économique et la Souveraineté Nationale
DÉCLARATION DE PRINCIPES
I – LE CONTEXTE GENERAL
Depuis trois décennies, 1990-2020 la situation de notre pays la Côte d’Ivoire, est en dégradation constante, au plan politique, social, économique et sécuritaire.
Au cours de ces années de crise, les partis politiques de l’Opposition ont tenté individuellement, et par diverses formes d’unions et plateformes, de mutualiser leurs forces, pour l’instauration de l’Etat de droit et de la démocratie, en vue de l’exercice normal des libertés la conquête de la souveraineté nationale et l’amélioration des conditions de vie des ivoiriens.
La première phase de la lutte a été marquée par divers acquis démocratiques et l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2000. Une deuxième phase de la lutte, marquée par une controffensive des intérêts extérieurs coalisés, s’est achevée par le renversement par l’impérialisme français, du régime de Laurent Gbagbo.
Au cours de la 3e étape de cette lutte, les forces de domination néocoloniales ont multiplié les manœuvres en vue de la reprise en main de la situation. Cela a abouti à un simulacre d’élection présidentielle le 31 octobre 2020 où, au terme de violences et de fraudes, le chef de l’Etat sortant s’est octroyé un troisième mandat, en violation de la Constitution et contre la volonté du Peuple.
Les ivoiriens constatant la persistance et l’aggravation des problèmes politiques, sociaux et économiques du Pays, mais en outre, pour n’avoir pas réussi à former un front uni déterminant pour faire échec aux puissances impérialistes et leurs laquais, devront, se remobiliser à nouveau, pour repartir au combat, afin de restaurer la démocratie, l’Etat de droit, mais aussi garantir des conditions de vie meilleures pour le Peuple ivoirien.
C’est pour réaffirmer et partager l’aspiration profonde des ivoiriens à la Paix, à la démocratie, à l’Etat de droit et aux libertés, à une prospérité partagée et à la souveraineté nationale, que nos trois partis politiques : le Parti Ivoirien des travailleurs, (PIT), l’Union des Sociaux-démocrates (USD), le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI), ont décidé d’unir leurs forces dans l’action et font la déclaration qui suit.
II – REGARDS SUR LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE DE LA COTE D’IVOIRE
2.1 Au plan de la vie politique
De 1960 à 1990, la vie politique ivoirienne a été dominée sans partage par le Parti unique, le PDCI-RDA à la solde des puissances étrangères, en particulier de l’impérialisme français.
L’année 1990 a marqué de façon tangible, un premier aboutissement de nos luttes, à travers la proclamation du multipartisme, l’exercice des libertés.
Ces luttes se sont poursuivies jusqu’en 2000 et ont permis d’obtenir divers acquis démocratiques et surtout des gages sérieux pour des élections transparentes et équitables, notamment à travers les urnes transparentes, le bulletin unique et une Commission Electorale Indépendante.
Déterminées à garder leur influence sérieusement entamée, les puissances extérieures et leurs réseaux locaux, ont entrainé le pays dans une série de troubles militaro politiques, qui ont abouti au renversement du régime du Front populaire ivoirien (FPI) et l’installation d’Alassane Ouattara, par la force aux commandes du Pays, au prix de destructions considérables de biens et d’un nombre très élevé de pertes en vies humaines.
Depuis lors, de nombreux faits illustrent de façon criante, le recul du Pays à plusieurs égards. Il s’agit notamment du démantèlement des acquis démocratiques obtenus de haute lutte en 1990. Pour parvenir à ses fins, le pouvoir ivoirien a également procédé à l’instrumentalisation des institutions de la République, notamment le Conseil constitutionnel, l’appareil judiciaire et la Commission chargée des élections. Par la suite, il a procédé à la liquidation des partis politiques et des syndicats et réduit au silence les chefferies coutumières. Il a multiplié les arrestations et détentions arbitraires de civils et militaires et a fait main basse sur de larges pans de l’économie nationale.
La patrimonialisation du pouvoir d’Etat, a atteint son paroxysme avec la proclamation au terme d’un énième simulacre d’élection, d’Alassane Ouattara comme Président de la République en 2015. Cette menée dictatoriale s’est poursuivie à l’occasion du 3e mandat de celui-ci, obtenu une énième fois par la force et la violence, avec une Constitution dite de la 3e République, taillée sur mesure, imposée au Peuple et qu’il a une fois de plus violée.
2.2 Au plan social et du niveau de vie
Le niveau et la qualité de la vie des ivoiriens
De manière générale, aujourd’hui dans notre Pays, les conditions de vie sont loin d’être satisfaisantes. Depuis plusieurs décennies, l’indice de pauvreté est en constante et préoccupante dégradation en Côte d’Ivoire. Les hausses fréquentes des prix des denrées de première nécessité, de l’énergie et des médicaments, ont installé dans la société ivoirienne, une précarité très préjudiciable à la productivité économique et à la stabilité sociale.
L’Ecole Ivoirienne
Constaté par les ivoiriens eux même, mais aussi par les observateurs internationaux, l’effondrement du système éducatif ivoirien est criant. C’est là, à n’en pas douter l’un des coups les plus durs portés par l’actuel pouvoir, aux fondements socioéconomiques de la Côte d’Ivoire.
A tous les niveaux du système éducatif, l’on remarque une surcharge des classes, une baisse de la qualité de l’enseignement et une chute très préoccupante des performances académiques.
Depuis au moins deux décennies, sous l’influence des puissances d’argent et de la haute bourgeoisie, l’on assiste à une marchandisation de l’éducation et des diplômes. L’enseignement privé a tendance à prendre le pas sur le service public et, une corruption endémique affecte sévèrement les milieux scolaires et estudiantins.
Le Système de Santé
En milieu rural comme en milieu urbain, les services publics de santé s’illustrent aujourd’hui par leur incapacité à satisfaire l’offre de soins. De nombreux centres de santé sont des mouroirs.
Le Code Ivoirien de la Santé Publique date de 1954, calqué sur la loi française n°54-418 du 15 avril 1954 n’a jamais été réformé, alors que les réalités sanitaires ont continuellement évolué.
En outre, une part importante des difficultés du système de santé en côte d’Ivoire, découle de l’insuffisance des allocations budgétaires. Aujourd’hui le Pays ne consacre que 5,7% de son budget à la santé, au lieu des 15% aux quels il s’est engagé, par l’accord d’Abuja en avril 2014. Le manque de ressources pénalise la qualité de l’offre de soins et provoque une démotivation pernicieuse des personnels de santé. La Côte d’Ivoire accuse un retard grave dans la couverture médicale, avec le ratio d’un médecin pour 6000 habitants. En outre, selon une étude récente, 20% des patients admis aux urgences du CHU de Cocody décèdent, tandis que sur 495 lits théoriquement disponibles seuls, 350 sont fonctionnels.
L’on ne peut passer sous silence, la gestion calamiteuse de la pandémie de la COVID-19, qui a un effet très dommageable sur l’économie nationale et la cohésion sociale.
Enfin, dans le monde médical ivoirien, une vaste corruption sévit. Elle se manifeste non seulement par le détournement des médicaments de la Pharmacie nationale vers les officines privées, mais aussi, par le développement d’un marché noir des médicaments et des actes médicaux publics.
La cohésion et la Paix sociale
Depuis la tentative de coup d’Etat de la rébellion le 19 septembre 2002 et la crise postélectorale de 2010, la société ivoirienne est en proie à une fracture sociale béante. C’est là, le résultat des violences et brutalités politiques inacceptables, de privilèges éhontés accordés à une catégorie de citoyens et d’une justice totalement inféodée et aux ordres.
Les organisations traditionnelles et coutumières, socle de la stabilité et de la cohésion de nos communautés rurales, mais aussi, les forces syndicales, acteurs sociaux essentiels, ont été fracturées ou instrumentalisées. Une politique d’exclusion économique, sociale et politique au profit du clan au pouvoir et de ses membres est entretenue. Cette atmosphère, fait de notre société une nation sans repères sociaux et menace sérieusement l’unité nationale.
Au plan économique
Les deux principaux problèmes de l’économie ivoirienne sont d’une part, sa dépendance vis-à-vis des intérêts extérieurs et en particulier la France et d’autre part, l’affairisme outrancier qui sévit au sommet de l’Etat, source d’une régression structurelle, très préjudiciable au développement du Pays.
Le franc CFA, qui reste une monnaie anachronique et que nous continuerons de combattre, est un véritable frein au développement endogène des Pays de la BCEAO et de la BEAC.
Le développement de l’économie ivoirienne, ainsi que les progrès sociaux qui auraient pu en découler, sont très sérieusement compromis par une trop forte propension du régime à l’endettement. En effet, le niveau de la dette ivoirienne, passée de 628 milliards de francs CFA au lendemain du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2012, à un niveau inédit de 17 000 milliards de francs CFA au 31 mars 2021, plombe toutes les performances économiques.
En outre, tributaire de l’aide bilatérale et multilatérales, notre pays a perdu une bonne part de sa souveraineté.
En zone rurale, les forêts classées ont presque disparu, du fait de l’infiltration d’exploitants clandestins avec la complicité d’agents véreux du ministère en charge du secteur. Dans la Côte d’Ivoire aujourd’hui, l’occupation illicite des terres, privent nos masses et communautés rurales de leurs socles nourriciers. Concomitamment, des hordes d’individus non identifiées s’introduisent dans nos terroirs et nos forêts pour s’adonner illégalement à la culture du Cacao et à l’orpaillage.
Au plan militaire et sécuritaire
Depuis l’avènement du régime RHDP, les forces de défense et de sécurité ivoiriennes, vivent dans une grande confusion structurelle et fonctionnelle. L’armée ivoirienne qui depuis l’indépendance est organisée et encadrée par la France, est entrée dans une phase plus avancée de décrépitude, voire d’effondrement.
Au terme de la crise de 2002 et de la crise post-électorale de 2010, le pouvoir RHDP a fait recours en plusieurs vagues, à de nombreux contingents de forces parallèles non conventionnelles, pour assurer sa sécurité et sa survie, telle que les dozos. L’armée ivoirienne est aujourd’hui déstructurée, sans visage et sans boussole.
III – LES GRANDS CHANTIERS DE LA LUTTE POUR LA LIBERATION DE NOTRE PAYS
Face au maintien anticonstitutionnel d’Alassane Ouattara au pouvoir en octobre 2020, les dures réalités sociopolitiques quotidiennes vécues par les ivoiriens, devant la prégnance des menaces de dislocation qui planent sur la nation, les chantiers de restauration de la Côte d’Ivoire qui s’imposent à nous commandent d’exhorter le Peuple de Côte d’Ivoire, à rester vigilant et mobilisé.
Aussi, nos Partis politiques voudraient engager l’ensemble des ivoiriens sur les chantiers vitaux de la restauration nationale ci-dessous identifiés :
Au plan politique et du fonctionnement des Institutions
– La Constitution actuelle, vouée au seul dessein dictatorial et autocratique d’Alassane Ouattara, doit être abrogée. Le Conseil Constitutionnel ainsi que le Parlement, devront recouvrer leur stricte indépendance et leur autorité. Pour doter le Pays d’une nouvelle loi fondamentale, une assemblée constituante devra être instaurée.
– Face à la persistance de la violation des lois et de la Constitution, les ivoiriens devront poursuivre leur combat pour garantir le respect des lois en faveur de la démocratie.
Nous nous mobiliserons en outre, pour l’enracinement d’une véritable culture Démocratique, de l’Etat de droit et de l’égalité des citoyens devant la loi.
Au plan social
Il nous faudra engager une politique volontariste, en vue d’une répartition plus égalitaire de la richesse nationale et des fruits de la croissance.
Tout en améliorant le niveau de vie des masses populaires d’une par le relèvement des salaires et d’autre part par la fixation de prix rémunérateurs des produits agricoles aux paysans.
Par la même occasion, nous ferons de l’égalité des chances des ivoiriens dans l’éducation, la santé, le travail et le logement, une préoccupation forte.
Pour parvenir à la décrispation sociale, nous devrons décréter et assurer, la restitution des biens financiers, meubles, immeubles et terres, illégalement confisqués, depuis l’arrivée de la rébellion en 2002. C’est pourquoi, il nous faudra instituer une commission nationale de recensement des abus et préjudices vécus pendant les différentes crises et, un code des indemnisations et réparations.
– Il demeure important de réaffirmer et restaurer la primauté du rôle de l’Etat dans la mission éducative nationale, en augmentant la part de l’éducation dans le budget de l’Etat. La lutte contre la corruption et la marchandisation des diplômes, qui nuisent gravement à la qualité de la formation, devront faire l’objet d’un programme particulier.
– Afin de préparer notre pays à faire face aux grands défis scientifiques et technologiques mondiaux, l’intelligence artificielle et l’industrie numérique, devront faire l’objet d’un plan national de développement spécifique.
– Enfin, la restauration du système éducatif ne sera possible, que si elle s’appuie sur une réforme profonde des programmes d’enseignement et un plan national de réhabilitation des infrastructures scolaires et universitaires, actuellement en état de dégradation avancée.
– Pour organiser durablement et efficacement le secteur de la santé, l’autorité nationale de gestion de la santé, devra en premier lieu, doter le Pays d’une législation plus appropriée, et faire de l’accès équitable pour tous aux soins et aux équipements une préoccupation majeure.
— Aucun développement ne peut être profitable à l’Afrique, s’il fait table rase des structures culturelles et coutumières locales. Aussi, face aux dérives récentes du pouvoir, devrons-nous pour les protéger, inscrire l’indépendance des Pouvoirs et notabilités coutumières dans la Constitution.
Au plan économique et de la moralisation de la vie publique
– La lutte pour la création d’une monnaie nationale ou sous régionale, pilier de notre développement économique et de notre souveraineté apparaît comme un axe majeur de notre engagement.
– En outre, pour une réorganisation de l’économie nationale, il devient urgent d’engager un désendettement de l’Etat, l’assainissement des comptes publics et le retour à l’équilibre budgétaire, pour permettre à notre Pays de retrouver sa capacité à décider de son destin.
– Ces efforts devront se prolonger par une lutte contre la corruption et les détournements massifs de deniers et autres biens publics et la mise en place d’une Autorité de la Transparence Administrative et des Comptes Publics, pour recenser et punir les crimes économiques.
– Nous nous attacherons aussi à l’éradication de l’affairisme au sommet de l’Etat et à mettre fin à la mainmise des puissances extérieures, de la France et de leurs relais locaux, sur les secteurs stratégiques de l’économie nationale. Les ivoiriens devront également avoir un meilleur accès aux marchés publics et une meilleure représentation dans les secteurs à haute valeur ajoutée, comme l’industrie de transformation et la haute technologie.
– Afin de protéger les producteurs et la vitalité de la force de travail, dans les secteurs agricoles stratégiques, nous réhabiliterons les fonds souverains de protection sociale et de garantie des prix des productions agricoles. Des programmes spécifiques de redynamisation des filières agricoles sinistrées : CAFE, CACAO, PALMIER A HUILE, COCO, HEVEA, ANACARDE et COTON, devront être institués.
– Afin de renforcer l’équilibre alimentaire des populations, un dispositif particulier devra être dédié au renforcement de la filière des productions agricoles vivrières.
– Enfin, concernant les mines, un dispositif pour assurer une véritable transparence dans les industries extractives et l’énergie, devra être institué. Les contrats de partage de production devront être révisés. L’Etat devra mettre en mission et soutenir les opérateurs pétroliers étatiques et nationaux privés, dans la prospection et la production pétrolières et gazière.
Au plan militaire et de la sécurité nationale
– Un travail courageux et rigoureux de moralisation de la police, de la gendarmerie et de l’armée, devra être entrepris. A cet égard, une police des polices, une police militaire et un pôle judiciaire des armées plus consistants et mieux structurés, devront être créés.
– La souveraineté de notre Pays devra être réaffirmée, par la fermeture de la base militaire française, visage le plus manifeste de l’occupation étrangère de notre Pays, par la France, à qui par ailleurs, il a été consenti en violation de notre souveraineté, des concessions foncières qui entament gravement l’intégrité du territoire national et notre souveraineté.
– Pour parachever la restructuration de nos forces de défense et de sécurité, il faudra parvenir à la création d’un corps spécialisé équipé à la hauteur des enjeux, pour la lutte contre les criminalités transfrontalières, le terrorisme et l’ensemble des guerres asymétriques.
Au plan diplomatique et des relations internationales
– Le régime du RHDP s’est illustré par de nombreuses violations des conventions et traités internationaux auxquels la Côte d’Ivoire est partie. A plusieurs reprises, l’exécutif ivoirien s’est autorisé des intrusions inacceptables dans la vie politique de Pays frères. Ces faits regrettables ont très sérieusement dégradé l’honneur et le prestige de notre Pays. Or la Côte d‘Ivoire a vocation à une coopération avec tous les peuples et nations qui le souhaitent. C’est pourquoi, la voix de notre Pays doit être de nouveau audible et notre diplomatie active et dynamique.
– Il revient à nos partis, de travailler à la restauration de l’image et de l’audience internationale et diplomatique de notre Pays, en rétablissant les relations avec les institutions et en réaffirmant nos engagements internationaux, notamment pour les accords et traités librement contractés et malheureusement mis à mal par les errements du régime d’Alassane Ouattara.
– Enfin la Côte d’Ivoire doit réaffirmer son soutien à tous les peuples en lutte pour leur liberté et pour leur souveraineté.
IV – DE LA RESPONSABILITE DE LA GAUCHE DANS LA RESTAURATION NATIONALE
De l’entame de nos luttes démocratiques à nos jours, malgré les premiers succès enregistrés en 1990, les forces populaires ivoiriennes n’ont pu s’assurer une victoire totale et sans équivoque sur les forces réactionnaires internationales coalisées.
A la lumière du vaste mouvement populaire de contestation qui, par la désobéissance civile, avait précédé la mascarade électorale du 31 octobre 2020, nous pouvons affirmer, que la colère et l’exaspération du Peuple ivoirien, mais aussi, son refus de la domination étrangère et sa détermination à décider lui-même de son avenir, sont aujourd’hui à leur paroxysme.
Au mois de décembre 2020, après avoir à la satisfaction du Peuple, posé des conditions fortes au Pouvoir, tant pour la reprise du dialogue que pour sa participation aux scrutins à venir, l’Opposition ivoirienne, contre toute attente, a accepté d’engager sans condition, des discussions avec le régime d’Alassane Ouattara et de participer aux élections législatives de mars 2021.
Par ses atermoiements et errements incompréhensibles, que nos 3 partis avaient déjà, dénoncés, à l’occasion d’une conférence de presse le 13 janvier 2021, l’Opposition a rendu possible un retour en force d’un régime du RHDP pourtant à bout de souffle.
Tout est donc à refaire.
C’est pourquoi, les ivoiriens qui restent dans leur grande majorité, soucieux de libérer leur pays du joug de l’impérialisme international, français en particulier et de ses serviteurs locaux, doivent en urgence opérer un sursaut déterminant, afin de reprendre le combat.
A cet effet, les forces de GAUCHE, qui ont traditionnellement joué un rôle majeur dans les grands changements politiques et sociaux en Afrique, devront en Côte d’Ivoire, profiter de leur proximité, de leur lecture commune des périls qui menacent le Pays, pour rendre plus efficace et plus déterminante cette phase cruciale de notre lutte.
Aussi, nos trois partis, membres de la GAUCHE IVOIRIENNE à savoir : le Parti Ivoirien des travailleurs, (PIT), l’Union des Sociaux-démocrates (USD), le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI), décident-ils ce jour, de fondre leurs expériences, leurs moyens pour se mettre au service du peuple de Côte d’Ivoire et l’aider à continuer sa lutte pour la démocratie, les libertés, la souveraineté nationale et populaire et des conditions de vie durablement meilleures.
Nos trois partis, restent conscients de la nécessité d’une union sincère et solide de tous les ivoiriens pour réussir ce challenge. C’est pourquoi, le PIT, l’USD et le PCRCI, se réjouissent d’avance d’être rejoints très prochainement par toutes les organisations civiles, politiques et sociales, qui décideront de s’engager à assurer leur part dans la phase majeure de notre combat qui démarre aujourd’hui.
Fait à Abidjan, le 9 avril 2022
F.D.D.S.
FRONT POUR LA DÉFENSE DE LA DÉMOCRATIE ET LA SOUVERAINETÉ
LE CONSEIL DES PRÉSIDENTS
LE PARTI IVOIRIEN DES TRAVAILLEURS (PIT) L’UNION DES SOCIAUX DEMOCRATES (USD)
AKA AHIZI DANIEL HENRI NIAVA
LE PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DE COTE D’IVOIRE (PCRCI)
EKISSI ACHY
EN AVANT POUR UN CHANGEMENT RÉVOLUTIONNAIRE
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